L’IEDOM mène auprès des principaux établissements de crédit locaux des quatre DOM une enquête portant sur la nature et les conditions débitrices des crédits accordés aux entreprises.
Cette enquête est réalisée chaque semestre et permet le calcul de taux de crédit par nature de concours et par géographie.
Les résultats de ces enquêtes sont à comparer avec précaution avec ceux de l’enquête trimestrielle réalisée en métropole jusqu’au milieu de l’année 2010, les taux de marché ont entamé une légère remontée mais demeurent néanmoins à des niveaux historiquement bas.
Dans ce contexte, le renchérissement des conditions de crédit observé en 2008, en lien avec la crise du système bancaire mondial et les difficultés des banques pour obtenir des liquidités, a pris fin en 2009. En effet, la baisse des conditions de refinancement des banques a été répercutée par ces dernières sur les taux des crédits accordés à la clientèle, ce qui s’est traduit par une réduction sensible du coût du crédit aussi bien en métropole que dans les DOM. En 2010, si le coût des crédits à court terme remonte légèrement dans les DOM, les évolutions sont contrastées selon les géographies. Le taux des crédits à moyen et long terme, en baisse en métropole, suit une évolution différenciée selon les géographies dans les DOM.
Dans l’ensemble, le coût du crédit reste plus élevé dans les DOM qu’en métropole, en raison notamment d’un niveau de risque plus élevé. Cet écart est en grande partie expliqué par des conditions particulières d’activité des banques domiennes, caractérisées par des marchés étroits et des coefficients d’exploitation importants. Moins contraints par ces particularipar la Banque de France, dans la mesure où les populations d’entreprises ne sont pas équivalentes. Notamment, le poids des très grandes entreprises est plus important dans l’Hexagone. Or, ces dernières ont accès à des conditions de crédit plus avantageuses qui expliquent, par exemple, des taux moyens pondérés particulièrement bas en métropole pour les découverts.
C’est pourquoi, afin de permettre une meilleure comparaison, deux types de séries sont présentées pour la métropole dans le tableau (« métropole global » et « métropole 3e tranche ») :
- les taux moyens pondérés sur l’ensemble des tranches de crédits octroyés (le mode de calcul est identique à celui qui est appliqué dans les DOM) ;
- les taux moyens observés sur la tranche de crédits de 45735 euros à 76225 euros (3e tranche, la plus représentative des concours octroyés aux entreprises domiennes).
Après une période de hausse générale des taux observée du milieu de l’année 2005 jusqu’en 2008, la tendance s’est brutalement inversée sous l’effet des décisions de politique monétaire de la BCE et les taux ont baissé continuellement jusqu’au 3e trimestre 2009. Après une phase de stabilisation jusqu’au milieu de l’année 2010, les taux de marché ont entamé une légère remontée mais demeurent néanmoins à des niveaux historiquement bas.
Dans ce contexte, le renchérissement des conditions de crédit observé en 2008, en lien avec la crise du système bancaire mondial et les difficultés des banques pour obtenir des liquidités, a pris fin en 2009. En effet, la baisse des conditions de refinancement des banques a été répercutée par ces dernières sur les taux des crédits accordés à la clientèle, ce qui s’est traduit par une réduction sensible du coût du crédit aussi bien en métropole que dans les DOM. En 2010, si le coût des crédits à court terme remonte légèrement dans les DOM, les évolutions
sont contrastées selon les géographies. Le taux des crédits à moyen et long terme, en baisse en métropole, suit
une évolution différenciée selon les géographies dans les DOM.
Dans l’ensemble, le coût du crédit reste plus élevé dans les DOM qu’en métropole, en raison notamment d’un niveau de risque plus élevé. Cet écart est en grande partie expliqué par des conditions particulières d’activité des banques domiennes, caractérisées par des marchés étroits et des coefficients d’exploitation importants. Moins contraints par ces particularités que leurs homologues des DFA, les établissements de crédit de La Réunion continuent d’offrir les conditions de crédit les plus proches de celles de la métropole.






