Les Notes Expresses relatives à La Réunion - Eclairage

Ensemble des notes ponctuelles.

On y trouve notamment les notes sur le thème transversal, les synthèses des Notes de l’institut, les études sur un thème spécifique.

14 septembre 2017

N° 467- L’économie bleue à La Réunion: des potentiels variés et des atouts à exploiter

L’économie bleue constitue un axe de développement naturel pour une économie insulaire comme La Réunion. Au-delà des potentiels et des spécificités propres au département, cette thématique s’intègre également dans les stratégies européennes et françaises de croissance bleue, où la mer et le littoral deviennent des moteurs de l’économie.
Deux mesures de l’économie bleue cohabitent, correspondant à deux définitions plus ou moins élargies de ce secteur. Dans sa définition la plus large (toutes les activités économiques liées aux océans, mers et côtes), l’économie bleue emploie près de 7 500 personnes à La Réunion, soit 2,9 % de l’emploi total dans l’île en 2012. Ce poids est proche de celui de la France côtière (3,1 %), mais à un niveau moindre par rapport aux Antilles (jusqu’à 7,1 % en Guadeloupe).
L’économie bleue réunionnaise est moins développée que dans les autres régions ultramarines, en raison d’une activité touristique et de croisière moins développée (près de 250 000 croisiéristes en Guadeloupe ou en Martinique, contre moins de 40 000 à La Réunion) et d’une géographie maritime plus contraignante, rendant plus difficile la pratique de la pêche.
En recentrant l’observation sur ses principales activités (celles liées aux produits de la pêche, le transport maritime, l’activité portuaire et la réparation de navires), l’économie bleue compte 306 entreprises qui emploient 1 900 personnes à La Réunion en 2015, en tant que salariés ou artisans indépendants, soit 1,1 % de l’emploi marchand.
Bien que modeste en termes de poids dans l’emploi total, l’économie bleue réunionnaise se caractérise par son dynamisme. Le nombre de salariés y progresse 3 fois plus rapidement que l’ensemble des salariés du secteur privé : +3,9 % par an en moyenne entre 2008 et 2015 pour l’économie de la mer, contre +1,2 %. Ces activités continuent d’être dynamiques en 2016.

13 juillet 2017

N° 459 - Les pharmacies à La Réunion : un modèle économique en transition - Juillet 2017

Les pharmacies participent à la mission de service public de la permanence des soins. À ce titre, elles sont non seulement soumises à une réglementation spécifique encadrée par le Code de la santé publique, mais également aux impératifs de rentabilité et de solvabilité, comme toutes autres activités commerciales.

En 2015, La Réunion compte 249 officines de pharmacie qui réalisent un chiffre d’affaires global de 513 millions d’euros et emploient environ 1 800 personnes, soit près de 6 % des effectifs du commerce de détail. Le maillage réunionnais des officines est moins dense qu’en France métropolitaine, mais celles-ci sont, tout de même, en surnombre en regard des règles d’installation.

La situation financière de la majorité des officines à La Réunion apparaît relativement favorable. La moitié d’entre elles réalise un chiffre d’affaires de plus de 1,9 million d’euros, contre 1,7 million d’euros au niveau national. Les marges y sont supérieures et l’endettement plus faible, en raison de l’application d’un coefficient multiplicateur au prix des médicaments, pour compenser les surcoûts à La Réunion. Si, globalement, la solvabilité de la moitié des officines est bonne, des signes négatifs apparaissent, se traduisant par la présence d’impayés et l’enregistrement de procédures collectives. Cette situation est symptomatique des risques inhérents à la mutation de leur modèle économique. En effet, la baisse de tarif des médicaments remboursables, la pénétration croissante des génériques et l’accentuation de la concurrence (parapharmacies, émergence du low cost et des sites en ligne), en dépit du « numerus clausus », pourraient fragiliser leur solidité financière confrontée à de lourdes charges fixes (loyers et remboursement de l’emprunt du fonds de commerce). La profession fait également face à la problématique de transmission des officines (départ en retraite) et aux menaces de déréglementation, avec notamment la rupture annoncée du monopole de distribution des officines de pharmacies au profit des supermarchés (à l’instar des pays anglo-saxons). Dans ce contexte, les pharmaciens doivent s’adapter et profiter de leur atout concurrentiel lié à leur capacité de conseil et à leur statut de spécialiste de la santé. Outre la mise en avant de cet avantage, le regroupement des officines pourrait constituer une solution pour fluidifier le marché (moins d’officines, mais d’une taille plus importante), mouvement déjà en marche.

22 mars 2017

N° 441 - Logement social à La Réunion : entre besoins et contraintes, une équation complexe - Mars 2017

Le secteur du logement social constitue un enjeu économique et social prépondérant pour La Réunion. Il contribue directement à l’activité du secteur de la construction et occupe une place importante pour le système bancaire avec le financement des programmes de construction et des fonds de garantie dédiés. À La Réunion, la densité en logements sociaux est plus élevée qu’en métropole : 20 % des ménages réunionnais résident dans le parc locatif social, mais les demandes en attente et le mal-logement (surpeuplement) sont importants. Actuellement, deux tiers des ménages réunionnais sont éligibles à un logement social et l’évolution socio-démographique laisse présager un besoin croissant de logements sociaux, en dépit de la hausse continue du niveau de vie.

Face aux besoins propres des DOM, des mesures spécifiques sont mises en place. La loi pour le développement économique des outremers (Lodeom), en 2009, mobilise des ressources financières en faveur du secteur : les moyens disponibles triplent et dépassent les 300 millions d’euros en 2012 et 2013, avec près de 4 000 logements par an. Cependant, la nécessité d’une meilleure maîtrise des dépenses publiques et d’une plus grande transparence pousse l’État à adapter les modalités de fonctionnement de son dispositif. Il cherche ainsi à mieux maîtriser sa dépense publique, tout en promouvant le logement social et la réhabilitation. Depuis le 02 mars 2017, la loi pour l’égalité réelle des outre-mer lève les contraintes financières précédentes. Un regain de dynamisme de la construction pourrait s’en suivre, mais il dépendra de l’équilibre économique et financier des bailleurs sociaux qui doivent également trouver du foncier et inclure les besoins en réhabilitation de leur parc.

23 novembre 2016

NE n°421 - La filière canne-sucre face à la libéralisation du marché européen du sucre en 2017 - Novembre 2016

La canne à sucre se place au coeur du paysage agricole réunionnais et de son modèle économique, en sécurisant le revenu des agriculteurs et permettant une diversification vers d’autres cultures. Elle constitue également le pilier d’une filière imbriquant l’agriculture et l’industrie, mais aussi l’énergie (production de sucre, de rhum, de fertilisants et d’électricité notamment). La filière est également le premier secteur exportateur de La Réunion, à travers le sucre et le rhum. Le sucre est exporté pour moitié sur le marché des sucres spéciaux – gamme de sucres roux produits uniquement à partir de la canne – dont le département est le premier producteur d’Europe et le premier fournisseur du marché européen. L’autre moitié est constituée de sucre brut destiné à être raffiné, c’est-à-dire transformé en sucre blanc, au même titre que le sucre blanc tiré directement de la betterave. Si la filière canne-sucre occupe une place importante dans le paysage agricole et industriel réunionnais, son poids dans l’économie globale reste mesuré, avec 3,4 % du chiffre d’affaires de l’économie marchande (2011).

La filière canne–sucre évolue dans un marché réglementé par l’Union européenne – l’OCM Sucre – qui prévoit sa libéralisation au 1er octobre 2017. Fixée depuis 2006, cette prochaine étape signe la fin des quotas et des prix de référence. Face à cette perspective, l’industrie sucrière européenne s’est profondément restructurée et concentrée, en réalisant des économies d’échelle et en misant sur une hausse des volumes produits et exportés afin de résister à des prix potentiellement plus bas et plus volatils. Dans les DOM, l’adaptation de la filière se heurte à des contraintes locales de productivité qui induisent un besoin de soutien additionnel (aides supplémentaires et protection accrue) de la part de l’État français pour pouvoir perdurer dans ce nouvel environnement et maintenir les revenus des planteurs. Nécessaires, ces soutiens accroissent la dépendance de la filière et ne lèvent pas toutes les incertitudes auxquelles elle fait face à moyen-long terme.

24 octobre 2016

Note n°417 - Le surendettement des ménages réunionnais - Enquête typologique - Octobre 2016

Les spécificités réunionnaises restent marquées et impactées notamment par la structure de la population du territoire et son niveau de vie. À La Réunion, le taux de recours à la procédure de surendettement est plus élevé que dans les autres départements d’outre-mer (DOM) mais trois fois plus faible qu’en France métropolitaine : 1,98 dossier pour 1 000 habitants contre 1,49 dossier dans l’ensemble des DOM et 4,24 en métropole. Ce ratio a doublé dans le département par rapport à 2008. En revanche, l’endettement par dossier y est sensiblement plus faible (34 612 euros en moyenne contre 40 253 euros en France métropolitaine et 48 792 euros dans les DFA) et le nombre de dettes plus réduit (7,3 dettes contre 9,0 au niveau national et 7,8 dans les DFA).

La population de surendettés réunionnais est plus jeune qu’ailleurs et s’est encore rajeunie par rapport à 2010. La part des célibataires progresse, notamment celle des femmes principalement avec enfants à charge. Plus de la moitié des surendettés réunionnais est au chômage ou sans profession, contre 40 % en France hors DOM. Les deux tiers des surendettés n’ont aucune capacité de remboursement, contre un surendetté sur deux dans les autres DOM et en France métropolitaine. L’endettement est mixte, combinant des crédits à la consommation et des arriérés de charges courantes. Les dettes bancaires concentrent les trois quarts de l’endettement global dont 40 % d’emprunts à la consommation et 35 % de crédits immobiliers. La part des locataires progresse rapidement, mais les surendettés réunionnais sont davantage propriétaires de leur logement qu’en métropole ou dans les DFA.

21 mars 2016

Les services marchands - Mars 2016

  • DES SERVICES AUX MÉNAGES DÉVELOPPÉS ET DES SERVICES AUX ENTREPRISES SOUS-DIMENSIONNÉS
  • UN POIDS LOURD DE L’ÉCONOMIE D’AUJOURD’HUI ET DE DEMAIN
08 mars 2016

Le système bancaire réunionnais - Mars 2016

Caractéristiques et transformations

  • LES CARACTÉRISTIQUES DU SYSTÈME BANCAIRE
  • TRANSFORMATION DES CRÉDITS ET DES ACTIFS
  • RENTABILITÉ DU SYSTÈME BANCAIRE
02 novembre 2015

L'argent liquide et les Réunionnais - Octobre 2015

Caractéristiques et enjeux de l’utilisation des espèces

  • ORGANISATION DE LA CIRCULATION FIDUCIAIRE
  • ÉVOLUTION DE L’ACTIVITÉ FIDUCIAIRE À LA RÉUNION
  • SPÉCIFICITÉS DE L’UTILISATION DES ESPÈCES À LA RÉUNION
  • MUTATIONS ET ENJEUX POUR LES ACTEURS ÉCONOMIQUES
13 octobre 2014

Le tourisme à La Réunion - Octobre 2014

Une activité qui peine à décoller

  • UN POIDS MODÉRÉ DU TOURISME À LA RÉUNION
  • UNE FRÉQUENTATION TOURISTIQUE QUI STAGNE DEPUIS UNE DÉCENNIE
  • UNE RENTABILITÉ DE L’INDUSTRIE TOURISTIQUE DISPARATE
  • L’HÔTELLERIE RÉUNIONNAISE EN DIFFICULTÉ
28 mai 2014

Note n°264 - Echanges régionaux des départements français de l’océan Indien - Mai 2014

Facteurs de frein et éléments de soutien

Cette Note, troisième volet d’un programme d’études sur les échanges régionaux des DOM-COM(1), présente la synthèse d’une étude publiée dans les Notes de l’Institut d’émission, qui propose de modéliser les échanges commerciaux bilatéraux de La Réunion et Mayotte, ainsi que ceux des autres économies insulaires de l’océan Indien à l’aide d’un modèle de gravité.

Les résultats obtenus permettent d’en mettre en évidence les principaux déterminants et d’identifier les facteurs de frein ou au contraire de soutien aux échanges intra-régionaux.

(1) Les deux premiers volets, relatifs aux COM du Pacifique et aux DFA, ont été publiés en janvier 2011 et juillet 2011.

  1. Guadeloupe  
  2. Saint-Barthélemy  
  3. Saint-Martin  
  4. Martinique  
  5. Guyane  
  6. Saint-Pierre-et-Miquelon  
  7. Accueil site  
  8. Mayotte  
  9. La Réunion