Habitat : une proportion forte d’urbanisation spontanée en Guyane

Il en ressort que sur ces communes, le nombre de constructions spontanées est passé de 17 775 en 2001 à 37 287 (+110 %) en 2015, soit une croissance moyenne de 5,4 % par an sur cette période.

En moyenne, la part du bâti spontané s’élève à 41 % du bâti total. Ce phénomène est accentué dans la commune de Montsinéry-Tonnégrande où l’on observe un taux record de 80 % d’urbanisations illégales. Les communes de Roura (69 %),

Mana (62 %), Macouria (60 %), Saint-Laurent-du-Maroni (59 %) et Matoury (52 %) sont également fortement touchées. En revanche, les communes de Rémire-Montjoly (30 %), Cayenne (18 %) et Kourou (14 %) sont moins impactées par ce phénomène.

En outre, cette étude a mis en exergue que près de 24 % des constructions illégales se retrouvent dans des zones potentiellement insalubres, 11 % en zone à risques naturels ou technologiques et 4 % en zone critique (insalubrité irrémédiable).

Les zones agricoles sont les plus touchées, le taux de bâti spontané y atteint les 31 %, ce qui peut obérer le développement de la filière agricole.

Enfin, le foncier privé concentre près de 68 % des constructions sans permis contre près de 26 % pour le foncier public (État, collectivités et établissements publics).

Sources : http://www.audeg.fr/ftparuag/aruag/ressources/docs_telechargement/Ob-Hab_6.pdf ; http://www.audeg.fr/ftparuag/aruag/ressources/docs_telechargement/R1_2-US_2018.pdf

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