Anatole BELLON ’34 ans au service des entreprises guadeloupéennes’

Responsable des activités OSEO et secteur privé - Agence de l’AFD à la Guadeloupe

C’est avec beaucoup de plaisir que je témoigne sur les activités de l’IEDOM auxquelles j’ai participé, ayant pleinement conscience de l’utilité des missions de l’Institut au service du développement des entreprises guadeloupéennes.

Après un court passage au service des Etudes où mon travail consistait notamment à contrôler les situations mensuelles des banques et les« états CCB », trimestriels, tenus sur des fiches cartonnées [1], j’ai été affecté au service Crédit de l’agence.

Ce sont bien sûr les accords de réescompte qui mobilisaient les efforts de tous avec en particulier les activités suivantes :

  • l’instruction des dossiers pour des autorisations de réescompte à court et à moyen terme,
  • la mobilisation des effets,
  • la tenue du portefeuille.

Au début des années 80, l’éventail des dispositifs en faveur des PME et TPE a été élargi avec la mise en place des fonds de garantie interbancaire, un programme qui a reçu dès son lancement le soutien des banques et sur lequel les autorités administratives ont marqué un intérêt certain : pour mémoire, la vocation des fonds était de permettre aux banques d’intervenir en faveur de petites et moyennes entreprises locales qui ne disposaient pas d’une surface financière ou patrimoniale suffisante. La réalisation de cet objectif ambitieux a conduit à mettre en place une structure fédérative, la SOFODOM. Les garanties octroyées pouvaient atteindre jusqu’à 70 % de l’encours en capital du crédit. La SOFODOM est aussi intervenue sur des opérations de haut de bilan en apportant sa garantie aux actions de renforcement de la structure financière des entreprises.

A l’agence de Pointe-à-Pitre comme dans les autres agences, la SOFODOM disposait d’une petite équipe qui concentrait sur elle toutes les activités délocalisées de cette société financière :

  • les activités opérationnelles avec l’instruction des demandes de garantie en vue d’une présentation au Comité de gestion chargé des décisions d’octroi et le suivi administratif des garanties accordées. Certains dossiers pouvaient faire l’objet de déclassement des garanties en compromis ; et, dans les situations les moins favorables, cela pouvait se traduire par une mise en jeu des garanties de la SOFODOM et par le paiement de la perte en capital avec un suivi particulier afin d’actionner les autres garanties éventuellement mises en place.
  • des activités de « back-office » consistant à traduire aux niveaux comptable et extra-comptable l’état de chaque garantie.

Nous étions dans les années 90 : l’outil informatique nous apportait une aide précieuse. Je me rappelle avoir participé, à Paris, à la recette d’une nouvelle application : en effet, dans le mode de fonctionnement de la SOFODOM, l’activité de production était le monopole des agences…

Avec l’intégration de l’IEDOM dans le système européen de banques centrales, l’activité de garantie des concours aux entreprises a été cédée à la SOFARIS, devenue aujourd’hui OSEO.

Notes :

[1C’était en 1975

  1. Guadeloupe  
  2. Saint-Barthélemy  
  3. Saint-Martin  
  4. Martinique  
  5. Guyane  
  6. Saint-Pierre-et-Miquelon  
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  8. Mayotte  
  9. La Réunion