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Cotation des entreprises

Une Nouvelle Échelle de Cotation au 8 janvier 2022

En 2022, l’IEDOM modifie son échelle de cotation, qui passe de 13 niveaux actuellement à 22 niveaux afin d’offrir une évaluation plus précise de la santé financière des entreprises cotées. Cette nouvelle échelle reflète également l’adaptation de la méthodologie de cotation aux exigences des statuts européens de la Banque de France, avec notamment un objectif de meilleure évaluation des risques et de la capacité de l’entreprise à y faire face.
L’IEDOM assure la mission de cotation des entreprises dans sa zone d’intervention, par délégation de la Banque de France.
À compter de 2022, la cotation communiquée aux dirigeants d’entreprise tient compte de ces changements.

Qu’est-ce que la cotation des entreprises par l’IEDOM ?

C’est une appréciation sur la capacité d’une entreprise à honorer ses engagements financiers à un horizon de 1 an à 3 ans.
La cotation de l’IEDOM est une référence commune et reconnue, gratuite pour les entreprises, qui facilite le dialogue entre le prêteur et l’entreprise.

  • Pour les prêteurs : c’est un instrument d’évaluation des risques de crédit.
  • Pour le dirigeant : c’est un regard extérieur et impartial sur la situation économique et financière de son entreprise.
Pourquoi une nouvelle échelle de cotation ?

Pour répondre à un besoin d’harmonisation avec les standards européens

  • Échelle actuelle créée en 2004 avant l’adoption des statuts ICAS et OEEC de la Banque de France
  • Volonté de disposer d’une échelle plus intuitive et plus comparable à celle des autres ICAS et OEEC

Pour répartir plus finement les entreprises sur l’échelle de risque

  • Disposer de correspondances avec tous les échelons de qualité de crédit définis par l’Eurosystème
  • Affiner l’évaluation des entreprises éligibles et non éligibles

Pour une échelle adaptée à la méthodologie

  • Pour mettre en œuvre la méthodologie de cotation qui a significativement évolué depuis 2005 en réponse aux évolutions économiques, réglementaires et aux exigences des statuts
  • Avec des échelons désormais définis par des fourchettes de probabilité de défaut et non plus un taux de défaut moyen

Pour innover dans la continuité

  • Utilisation de méthodes statistiques récentes pour construire le modèle de cotation
  • Conservation des fondamentaux et spécificités de la cotation de l’IEDOM
  • Maintien de l’analyse à dire d’expert avec une meilleure traçabilité et un modèle toujours fondé sur les ratios et agrégats financiers de l’entreprise ou du groupe
Comment les entreprises seront cotées ?

Les fondamentaux restent inchangés et les mêmes éléments sont pris en compte pour coter une entreprise, à savoir :

Informations détaillées sur l’identité de l’entreprise Secteurs d’activité
Liens économiques et financiers avec d’autres entités
Le cas échéant les évènements judiciaires ou autres évènements concernant l’entreprise
Encours de crédit Crédits mobilisés, crédits mobilisables et engagements de garantie
Accordés aux entreprises par les établissements de crédit
Incidents de paiement sur effets de commerce Déclarés par les établissements de crédit
Données qualitatives En complément les analystes entretiennent des contacts directs avec des milliers de dirigeants à l’occasion de la démarche de cotation
Peuvent ainsi être collectés des éléments dits « qualitatifs » susceptibles d’avoir une influence favorable ou défavorable sur la situation d’une entreprise :

  • L’évolution du marché sur lequel elle opère
  • Son positionnement sur ce marché
  • La solidité de l’actionnariat
  • La stratégie de l’équipe dirigeante
  • Les perspectives à moyens termes
  • La transparence de la communication
Qu’est-ce qui évolue ?

 

  • L’échelle de cotation passe de 13 niveaux à 22 niveaux afin d’offrir une évaluation plus précise de la santé financière des entreprises cotées.
  • Les règles méthodologiques restent fondées sur les mêmes principes qu’actuellement avec notamment le maintien des différents thèmes d’analyse existants (solvabilité, liquidité, capacité bénéficiaire, autonomie financière) et de l’analyse qualitative. Néanmoins, certains indicateurs financiers ont été modifiés et mis à jour au regard de données sectorielles plus récentes. L’analyse intègre également de nouveaux indicateurs et ratios financiers.

Une granularité améliorée

  • 10 cotes éligibles contre 5 actuellement
  • 8 cotes non éligibles contre 3 actuellement (hors cotes incidents de paiement effets)

Un modèle à l’état de l’art

Une méthodologie fournissant à l’analyste, pour chaque entreprise étudiée, une probabilité de défaut fondée sur ses ratios et agrégats financiers :

  • Une probabilité de défaut est calculée au niveau financier pour chaque entreprise ;
  • La probabilité de défaut repose sur une régression logistique qui tient compte de la note attribuée, à dire d’expert, sur chaque axe financier (solvabilité, autonomie financière, liquidité, résultat) ;
  • Les modalités de sélection et d’association de tous les ratios utilisés pour l’analyse de chaque axe financier sont explicables et traçables ;
  • Le modèle intègre la prise en compte d’historiques de ratios sur 3 exercices ;
  • L’impact des données extra-financières sur la probabilité de défaut de l’entreprise a été révisé en tenant compte des données les plus à jour
Qu’est-ce qui demeure ?

Un processus similaire : une cotation à « dire d’expert » pour les entreprises réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 750 000 €.

Excluant le recours à des procédés de cotation totalement automatisés et/ou fondés exclusivement sur des données financières, la cotation Banque de France repose sur une analyse financière et qualitative conduite par ses analystes

Si des scores sont utilisés dans la démarche de cotation en complément de l’analyse, ils n’en constituent pas la base et ne sont exploités qu’à titre complémentaire.

Dans chaque département, des analystes financiers se consacrent au suivi individuel des entreprises à l’IEDOM.
Une analyse humaine au plus proche de l’entreprise, actualisée au minimum chaque année.

Cliquez pour télécharger le flyer d’informations sur la Nouvelle Échelle de Cotation
La cotation des entreprises

FIBEN

L’action de l’Institut d’émission concernant les entreprises des DOM et des collectivités de Saint-Pierre-et-Miquelon et Mayotte comporte plusieurs volets complémentaires : la centralisation des risques ; la centralisation des incidents sur effets ; la collecte des documentations comptables ou des annonces légales.
Ces données sont synthétisées dans une cotation, dont l’objet est de faire connaître à l’entreprise la perception de sa situation par l’IEDOM et de fournir au banquier un outil (...)

Présentation de la cotation des entreprises

L’IEDOM attribue une cote aux entreprises recensées dans la base de données FIBEN, qui est une appréciation sur la capacité de l’entreprise à honorer ses engagements financiers à un horizon de trois ans.
Les objectifs poursuivis sont de : fournir aux établissements de crédit une information sur la qualité des engagements qu’ils s’apprêtent à décider ou qu’ils ont déjà pris, répondant aux standards européens d’analyse du risque, aider les chefs d’entreprise à identifier les facteurs qui vont influer sur une (...)

Code de conduite

L’IEDOM dispose, à l’instar de la Banque de France, d’un "code de conduite de l’activité de cotation" destiné à garantir, tant à l’entreprise cotée qu’aux établissements de crédit qui vont utiliser la cotation, la qualité de son attribution : objectivité, indépendance, examen régulier, information sur la méthode et accès aux cotations. Ce code de conduite est similaire à celui de la Banque de France appliqué en métropole.
Le code de conduite se présente comme un référentiel déontologique connu et appliqué par (...)

Publications

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