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La Réunion

Février 2019

Directeur de rédaction : Marie AOURIRI / Directeur de publication : Gilles LESELLIER

25 02 19
Déclinaison territoriale du Grand plan d’investissement 2018-2022– volet agricole
Déclinaison territoriale du Grand plan d’investissement 2018-2022– volet agricole

Le Gouvernement s’est engagé dans un Grand plan d’investissement (GPI) de 57 milliards d’euros sur 5 ans, afin d’accompagner les réformes structurelles et répondre à quatre défis majeurs : la neutralité carbone, l’accès à l’emploi, la compétitivité par l’innovation et l’État numérique. Fin janvier, le volet agricole de la déclinaison territoriale du GPI a été présenté aux acteurs économiques réunionnais. Ce dispositif a pour objectif de promouvoir les orientations issues des états généraux de l’alimentation. Ces derniers ont permis de faire émerger cinq priorités transversales d’investissement : l’agroécologie et la réduction des intrants ; le bien-être animal et la sécurité sanitaire des élevages ; l’indépendance protéique, la production d’énergies renouvelables et les économies d’énergie et la santé des travailleurs et les conditions de travail. Parmi les 8 appels à projets lancés le 9 février 2018, 5 concernent plus particulièrement le secteur agricole, agroalimentaire, forêt-bois et bioéconomie. Leurs dates de clôture s’échelonnent du 17 juin au 14 novembre 2019.

25 02 19
Un trafic portuaire globalement en baisse, mais des évolutions contrastées selon les secteurs
Un trafic portuaire globalement en baisse, mais des évolutions contrastées selon les

Les activités portuaires affichent une baisse de 1 % en 2018 contre +7 % l’année dernière (+4 % en 2017 hors matériaux destinés au chantier de la Nouvelle route du littoral). Avec 5,53 millions de tonnes de marchandises, le trafic a été impacté par les manifestations de la fin d’année, liées au mouvement des gilets jaunes. Le transbordement s’inscrit en baisse avec 82 621 conteneurs en 2018 (entrées et sorties, en équivalent vingt pieds) contre 88 295 en 2017 (-6 %). Les conteneurs pleins à l’importation sont en progression de 2%. Le vrac solide est en repli de 1%, en partie lié aux mauvais résultats des sorties de sucre (-24%) et des importations de ciment et Clinker (respectivement -19 % et -5 %). Les importations de charbon augmentent de 5%. Le vrac liquide progresse de 3% grâce aux hydrocarbures tandis que le nombre de véhicules en entrées progresse de 8 % avec plus de 38 000 unités.

25 02 19
Une activité limitée pour la plupart des 1 550 entreprises exportatrices
Une activité limitée pour la plupart des 1 550 entreprises exportatrices

En 2015, les exportations de biens et services de l’économie réunionnaise sont de l’ordre de 0,8 milliard d’euros. Elles ne représentent que 4,2 % du produit intérieur brut (PIB) réunionnais. Elles sont centrées autour de trois produits phares (le sucre, la pêche et le rhum) et le ré-export de produits. Le poids des exportations est plus élevé dans les autres DOM et dans les autres pays de la zone océan Indien, qui vendent à l’international plus de matières premières et dont l’activité touristique est plus développée.
Les exportations sont réparties sur 1 550 entreprises, soit 3 % de l’ensemble des entreprises réunionnaises. Une dizaine d’entreprises seulement réalisent plus de la moitié des exportations et 62 entreprises exportent plus d’un million d’euros.

25 02 19
Le surendettement des ménages à La Réunion : Enquête typologique 2018
Le surendettement des ménages à La Réunion : Enquête typologique 2018

La Banque de France vient de publier pour la France métropolitaine le profil sociodémographique et professionnel des ménages en situation de surendettement, le niveau et la structure de leurs ressources, ainsi que les caractéristiques de leur endettement. À La Réunion, en 2018, 1 157 dossiers ont été déposés (-4,8 % par rapport à 2017), dont 1 002 jugés recevables. Le département concentre 53 % du nombre de dossiers recevables de l’ensemble des DOM. L’endettement global déclaré s’élève à 35,1 millions d’euros soit un endettement moyen d’environ 35 000 euros par dossier. La moitié des surendettés réunionnais est au chômage, contre un quart en France hors DOM. 58,1 % des ménages surendettés n’ont aucune capacité de remboursement contre 49,6 % en France métropolitaine. L’endettement est souvent mixte, combinant des crédits à la consommation, des dettes immobilières et des arriérés de charges courantes.

25 02 19
Le microcrédit à La Réunion : un accès au crédit pour les plus fragiles
Le microcrédit à La Réunion : un accès au crédit pour les plus fragiles

À La Réunion, le financement par le microcrédit connait un franc succès ces dernières années, passant de moins de 4 millions d’euros de prêts octroyés en 2010 à 11 millions d’euros en 2018 pour près de 1 700 microcrédits accordés. Le microcrédit professionnel classique, destiné au financement de créations d’entreprise et porté par l’Adie Réunion, concentre la moitié des montants alloués et progresse de 19 % par an entre 2010 et 2018. Il existe aussi une variante sous forme de prêts d’honneur ayant vocation à renforcer les fonds propres. Les bénéficiaires du microcrédit professionnel restent majoritairement des personnes exclues du marché du travail. Qu’il soit personnel ou professionnel, le microcrédit repose sur l’accompagnement. Ce dernier contribue, en effet, de manière décisive à l’insertion sociale de ces personnes.

25 02 19
Une fin d’année fortement perturbée par le mouvement des Gilets jaunes
Une fin d’année fortement perturbée par le mouvement des Gilets jaunes

Au quatrième trimestre 2018, l’indicateur du climat des affaires (ICA) décroche de plus de 15 points à 84,4 points, soit son niveau le plus bas depuis cinq ans. L’activité du trimestre a été fortement dégradée selon les chefs d’entreprise, dans un contexte de blocage des axes routiers, lié au mouvement des « Gilets jaunes ». Cette situation a également impacté défavorablement le niveau de leur trésorerie. Les perspectives envisagées pour ce début d’année apparaissent en revanche nettement moins défavorables avec un redressement anticipé de l’activité. Les intentions d’investir sur les douze prochains mois marquent un net infléchissement par rapport au début d’année. Elles restent néanmoins positives.