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Guadeloupe

Actualités économiques régionales

25 08 20
 Le  retour des contrôles aux frontières à Saint-Martin
Le retour des contrôles aux frontières à Saint-Martin

Les déplacements transfrontaliers entre la partie française et la partie hollandaise sont DE nouveau règlementés, par arrêté préfectoral, depuis le 31 juillet et ce, jusqu’au 15 août, en raison de la recrudescence du nombre de cas et de la réouverture de l’accès au ciel français de la Caraïbe, la reprise des vols en provenance des Etats-Unis à l’aéroport Juliana. Les frontières d’Oyster Pond et de Terres Basses sont physiquement fermées par des containers et celles de Belle Plaine et de Bellevue sont contrôlées.

Mme Angèle DORMOY, Présidente de la CCI SM, alerte sur les répercussions économiques de cette mesure. Elle y évoque les difficultés d’approvisionnement en partie hollandaise, de transport de touristes au départ de l’aéroport de Juliana. Elle rappelle la fragilité du tissu économique de l’Ile suite au passage de l’ouragan IRMA et aux mouvements sociaux en réponse au PPRN de décembre dernier.

Près de 60% des TPE et chefs d’entreprises indépendants appartenant à la Cellule d’Accompagnement pour la Régularisation des Entreprises (CARE) n’ont pu bénéficier des aides annoncées par le Gouvernement pendant le confinement. Pour rappel, la CARE a pour mission d’apporter une aide logistique pour leur régularisation fiscale et sociale, les demandes de moratoires et l’accès à des aides ciblées selon les dispositifs en vigueur.

Aussi, la Présidente de la CCISM demande un assouplissement du dispositif pour les chefs d’entreprise tel qu’un laisser passer afin d’éviter la fermeture d’une centaine d’entreprises sur la partie française.

25 08 20
Saint-Barthélemy : la crise impose un réajustement budgétaire
Saint-Barthélemy : la crise impose un réajustement budgétaire

Bruno Magras, Président du Conseil territorial de Saint-Barthélemy a annoncé que la crise a coûté à ce jour 732.000 euros à la Collectivité, sur le budget de 2 millions d’euros provisionné en avril.

Voté le 20 mars, alors que le confinement était déjà en vigueur, le budget primitif 2020 avait déjà pris en compte l’effet coronavirus ; il prévoyait des recettes en baisse et resserrait les dépenses. En effet, celui-ci a été revu au regard de la crise sanitaire. Les droits de quai ont diminué de 23%, mais ont été compensés par une hausse des droits d’enregistrement et de la taxe sur la plus-value. Ainsi, les recettes fiscales atteignent à mi-parcours 58% du montant prévu pour l’année 2020, soit 33,5 millions d’euros. Côté dépenses de fonctionnement, après plus de six mois d’exercice, 45% du budget prévu a été utilisé.

Les investissements (dépenses jugées impondérables telles que la pose du réseau d’assainissement à Gustavia et le déploiement de la fibre optique, la réfection de la route entre Grand Fond et Toiny, l’installation d’un système de haut-parleurs dans le cadre de la prévention cyclonique, sismique et tsunami, etc.) s’élèveront à 8,4 millions d’euros d’ici fin 2020.

Toutefois, certaines opérations se voient retirer des crédits, et sont donc reportées, au plus tôt, à 2021, notamment des projets concernant la transition énergétique.