Parmi les alternatives aux espèces, la carte bancaire s’impose par sa simplicité d’usage, sa sécurité, ses constantes innovations et son adoption intergénérationnelle : près de 90 % des personnes âgées de 25 ans et plus l’utilisent comme moyen de paiement principal. Cependant, malgré un recul progressif de son utilisation, la monnaie fiduciaire fait de la résistance, témoignant de l’attachement persistant à ce mode de paiement traditionnel. Cette résilience tient à la fois aux caractéristiques socio-économiques de la population et à des usages spécifiques de la monnaie fiduciaire, notamment dans une partie de l’économie informelle et à des fins de thésaurisation.
Face à ces mutations et à la progression des paiements scripturaux, la réflexion s’élargit désormais au cadre monétaire européen. En effet, la Banque Centrale Européenne (BCE) étudie la création d’un euro numérique. Prévu comme l’équivalent électronique de la monnaie fiduciaire et complémentaire à celle-ci, il viserait à garantir un haut niveau de sécurité et de stabilité, tout en se distinguant des crypto-actifs, marqués par l’absence d’autorité centrale et une forte volatilité.








