Après les mouvements sociaux de la fin 2024, l’économie martiniquaise s’est progressivement redressée en 2025. Pour autant, aucun véritable élan ne semble se dessiner, et le marché de l’emploi privé ne montre pas de signes d’amélioration, dans un contexte où l’incertitude est toujours prégnante pour les chefs d’entreprise.
Au niveau international, le conflit au Moyen-Orient et la hausse des cours du pétrole ravivent les craintes d’un nouvel épisode inflationniste. Ce nouveau choc intervient alors que les indicateurs de vulnérabilité des ménages en Martinique sont en progression et rappelle que les précédents chocs inflationnistes continuent de peser sur les ménages les plus fragiles.
Les différents secteurs connaissent des situations diverses. Les entreprises du bâtiment demeurent en difficulté, mais un rebond est espéré en 2026, alors que le secteur touristique présente des orientations plus favorables, soutenue notamment par la progression sensible du nombre de croisiéristes accueillis sur l’île.
L’activité bancaire est globalement ralentie en 2025, les crédits à la clientèle connaissent une faible croissance et les dépôts ne progressent que très légèrement. Du point de vue des banques, le produit net bancaire progresse fortement, mais le coût du risque se dégrade de façon significative.