L’indicateur du climat des affaires (ICA) progresse tout au long de l’année pour atteindre 105,0 en fin d’année, bien au‑dessus de sa moyenne de longue période. L’adoption du projet de loi de finances pour 2025 a réduit une partie de l’incertitude en début d’année et le regain d’activité du Centre Spatial Guyanais en fin d’année a permis aux entreprises de retrouver de la confiance et des perspectives.
L’inflation ralentit nettement, à 1,5 % en moyenne annuelle, principalement sous l’effet de la baisse des prix de l’énergie. Pourtant, la consommation reste atone. Les importations de biens de consommation reculent en volume, le marché automobile connaît un net ralentissement. Dans le même temps, le nombre de dossiers de surendettement déposés à l’IEDOM progresse (+8,2 % sur un an).
Le marché du travail demeure déséquilibré. Bien que les entreprises continuent de créer des emplois, avec une hausse des effectifs salariés du secteur privé et de la masse salariale, le taux de chômage reste élevé (16,9 %).
L’investissement privé reste un moteur essentiel de l’activité, soutenu par plusieurs grands projets structurants et par la montée en puissance du Centre spatial guyanais. Les situations sectorielles restent contrastées : l’activité dans le secteur primaire, l’industrie et les services marchands progresse, contrairement au secteur du commerce. La situation est mitigée pour le secteur du BTP.
La dernière enquête de conjoncture fait ressortir des perspectives globalement favorables pour le début d’année, portées par une meilleure visibilité budgétaire, une inflation contenue et l’intensification de l’activité spatiale. Elles restent toutefois exposées aux incertitudes internationales et aux contraintes budgétaires nationales, susceptibles de peser sur la croissance à venir.





