La reprise observée en 2025 reste toutefois erratique et inégale selon les secteurs. Le BTP bénéficie pleinement des programmes de réhabilitation, tandis que le commerce et les services retrouvent plus lentement une dynamique positive. Les entreprises continuent de faire face à des tensions de trésorerie, à des délais de paiement allongés et à une faible visibilité sur leurs perspectives. Bien que l’activité progresse sur l’ensemble de l’année, ces contraintes structurelles limitent l’ampleur de la reprise et fragilisent sa pérennité.
La consommation des ménages connaît un net regain, entraînant une hausse historique des importations, notamment de biens d’équipement et de consommation. Cette dynamique est accompagnée d’une forte progression des crédits à la consommation, largement mobilisés pour financer les travaux de reconstruction.
L’activité bancaire est restée soutenue en 2025, avec une progression marquée de la collecte de dépôts et des crédits, en particulier des crédits d’investissement destinés au renouvellement de l’outil de production. Les perspectives pour 2026 reposent sur la capacité des acteurs publics à transformer la phase de réparation en reconstruction durable, dans le cadre de la loi de programmation du 11 août 2025. Toutefois, les retards de décaissement, les contraintes budgétaires nationales et les incertitudes liées à la conjoncture internationale constituent autant de risques susceptibles de freiner la dynamique de reprise du territoire.






