La forte hausse des prix du carburant depuis le mois d’avril (+22,2 % en glissement annuel à fin juin) fait se redresser l’inflation qui atteint +1,5 % à fin juin en glissement annuel après +0,0 % à fin mars. Elle conduit une majorité d’entreprises à réviser les prix de vente à la hausse et entraine un ralentissement des déplacements de la population.
Les conditions sur le marché du travail se dégradent légèrement. Après trois trimestres consécutifs de baisse, le nombre de demandeurs d’emploi (catégories A, B, C) repart à la hausse, avec une progression de 1,6 % sur trois mois. Le nombre de personnes de catégorie A (sans activité) croît de 1,4 % sur le trimestre. Ce rebond s’observe également à l’échelle nationale.
Selon les professionnels du commerce, l’activité se dégrade sensiblement au 2e trimestre et les perspectives pour le trimestre à venir restent baissières. Les commerçants notent une baisse de fréquentation. Les versements de billets à l’IEDOM diminuent de 2,5 % sur un an, traduisant un ralentissement des transactions en espèce. Les immatriculations de véhicules particulier neufs progressent quant à elles par rapport à la même période l’an passé (+1,2 % en glissement annuel), après un premier trimestre faible.
Alors que l’activité se replie dans une majorité de secteurs, les secteurs du tourisme et des services voient leur volume d’affaires augmenter. Le secteur du tourisme bénéficie d’un trafic aérien dynamique (+1,3 % en variation trimestrielle, donnée CVS-CJO). Le secteur des services est résilient : ses entreprises sont les plus nombreuses à déclarer que la crise n’a eu aucun impact sur leur activité.







