Au deuxième trimestre 2025, l’indice des prix à la consommation reste quasi stable (+0,04 % en glissement trimestriel), un niveau inférieur à celui observé en France (+0,8 %) et au Canada (0,6 %). Cette faible progression tient principalement au recul des prix de l’énergie, qui compense la hausse modérée des services et les évolutions disparates des prix alimentaires. L’appréciation record de l’euro face au dollar canadien (+3,9 %) semble également avoir contribué à contenir les tensions inflationnistes.
Dans ce contexte, la consommation des ménages progresse nettement en valeur sur un an sur le semestre (+10,1 %), portée par l’alimentaire, mais recule en volume (-1,2 %). Elle s’accompagne d’une augmentation des encours de crédits à la consommation, en hausse de 4,3 % à fin juin. À l’inverse, sur la même période, l’investissement des entreprises reste atone, avec une progression très limitée en valeur (+0,1 %) et une forte contraction en volume (-68,1 %), tendance qui s’accompagne d’un nouveau recul des encours de crédits d’investissement (-2,8 %).
Enfin, les grands secteurs économiques présentent des dynamiques contrastées sur un an : la pêche accuse un net recul des prises (-27,7 % en volume), tandis que la reprise du tourisme se confirme avec une nette augmentation du nombre de voyageurs étrangers (+19,4 %). L’activité du bâtiment reste limitée, les importations de ciment demeurant inférieures aux moyennes historiques.