Quatre années de hausse consécutives des défaillances d’entreprises en Outre-mer

Outre-mer 27 février 2026

L’IEDOM et l’IEOM publient les statistiques actualisées des défaillances d’entreprises relatives à l’ensemble des territoires ultramarins. En 2025, 2 832 redressements et liquidations judiciaires d’entreprises ont été enregistrés en Outre-mer. Alors que les économies ultramarines affichaient une croissance plus modérée du nombre de défaillances en 2024 par rapport à l’Hexagone, la tendance s’inverse sensiblement en 2025 avec une progression des défaillances de 12,2 % en rythme annuel contre 3,5 % pour la France entière.

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Les hausses les plus marquées concernent les secteurs du transport‑entreposage, de l’hébergement‑restauration et des services aux entreprises, tous au‑delà de +24 %. Les défaillances dans l’industrie et le commerce‑réparation automobile affichent des progressions moins marquées (respectivement +6,0 % et +3,4 %) et moins fortes qu’en 2024. Le secteur de la construction, qui concentre près du quart des défaillances, enregistre une hausse du nombre de défaillances de 7,3 % en 2025.

L’augmentation du nombre de défaillances accélère sensiblement en 2025 en Guadeloupe (+44,4 % sur un an) approchant les 500 défaillances sur l’année et en Guyane où le nombre de jugements a triplé en un an, conséquence des échéances de remboursement des aides accordées lors de la crise sanitaire. En Nouvelle-Calédonie, le nombre de défaillances progresse (+11,3 %) mais à un rythme contenu grâce aux dispositifs d’aides mis en place pour répondre à la crise de mai 2024. Les défaillances augmentent en 2025 (+15,6 %) en Martinique, après une baisse en 2024, et dépassent le nombre de 500 pour la première fois depuis 2013. À l’inverse, les défaillances sont en recul à La Réunion (-1,2 %) et la baisse tendancielle du nombre de défaillances en Polynésie française observée depuis trois ans se poursuit en 2025 (-18,6 %). Les défaillances à Mayotte sont en forte contraction en 2025 et concernent 20 entreprises (-52,4 %).

Pour lire la publication

L’IEDOM assure le rôle de banque centrale pour le compte de la Banque de France dans les départements et collectivités d’outre-mer dont la monnaie est l’euro. L’IEOM est la banque centrale des collectivités d’outre-mer du Pacifique (Nouvelle-Calédonie, Polynésie française et Wallis-et-Futuna), dont la monnaie est le franc Pacifique (F CFP).

Éric MORIAME
Tél : 06 73 51 02 90
Mail : communication@iedom-ieom.fr

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