Avant-propos
En 2025, l’activité économique en Guyane a continué de s’améliorer, dans la continuité de l’année 2024. L’évolution de l’indicateur du climat des affaires, synthétisant l’opinion des chefs d’entreprise interrogés par l’IEDOM, le confirme : il s’établit à 100,3 en moyenne sur l’année, contre 98,5 en 2024. Il atteint même 105,0 au 4e trimestre 2025, bien au-delà de sa moyenne de longue période. L’inflation a quant à elle ralenti en 2025, à 1,5 % en moyenne annuelle contre 3,0 % en 2024. Enfin, l’investissement privé est resté dynamique en 2025, les crédits d’investissement ressortant en hausse de 10,0 % sur un an.
À ces constats positifs contrastent d’autres signaux qui appellent en revanche à la vigilance. La consommation des ménages montre des signes de ralentissement en 2025 alors qu’elle était dynamique en 2024. L’IEDOM constate également une hausse sensible du nombre de dossiers de surendettement déposés auprès de ses services. Plus généralement, la Guyane reste confrontée à des fragilités structurelles qui constituent des freins à son développement : déséquilibre du marché de l’emploi, dépendance aux importations extérieures, croissance démographique qui implique des investissements importants en matière d’infrastructure.
Les premiers indicateurs collectés par l’IEDOM laissent entrevoir un début d’année 2026 s’inscrivant dans la continuité de 2025. L’adoption de la loi de finances initiale pour 2026, l’intensification de l’activité spatiale et le maintien de l’inflation à un niveau inférieur à 2,0 % contribuent à ce climat positif. Cependant, le contexte international est porteur d’incertitudes. En particulier, le conflit au Moyen-Orient entraine d’ores et déjà une hausse des prix de l’énergie avec de possibles répercussions sur les produits importés en Guyane si le conflit persiste.
Dans ce contexte, l’IEDOM poursuit ses missions au service du développement économique de la Guyane. Ses travaux d’études et d’analyses contribuent à éclairer la décision publique et l’action des décideurs économiques.
Laurence HERROU
Directrice par interim de l’IEDOM en Guyane









